39ème congrès de la FNAREN
39ᵉ congrès de la FNAREN
Fédération Nationale des Associations d’enseignant.es spécialisé.es
Aide Relationnelle-Rééducative de l’Education Nationale
à Villeurbanne, du 19 au 22 mai 2026,
sur le thème :" L’enfant face à la violence : l’école entre reflet et rempart"
Argumentaire
L’enfant face à la violence : l’école entre reflet et rempart
Une réflexion autour de l’aide à dominante relationnelle pour comprendre, prévenir et agir
L’école a pour mission de faire société. Elle doit permettre à chaque enfant de se développer dans le groupe et devenir acteur à part entière de cet espace social qui conjugue les apprentissages relationnels et cognitifs.
L’école est au cœur de la cité et n’est pas à l’abri des différents événements sociétaux.
Nous traversons un climat international de guerres et d’agressivité, de montée des
mouvements extrémistes et de fascination médiatique pour le traitement des faits de
violence.
Cette violence envahit toutes les sphères de la société y compris la sphère scolaire. À
l’intérieur de l’école, ses différentes manifestations impactent de vie des élèves et des
adultes, l’ensemble du climat scolaire s’en trouve fortement affecté.
La violence se définit par ce qui détruit le sujet, porte atteinte à l’intégrité de l’autre et de soi même.
Lors de ce congrès, nous parlerons des violences, au regard de la multiplicité des espaces qu’elles recouvrent : violence sociale, intra-familiales et interpersonnelles, et de ses formes : violence psychologique, verbale, économique, physique et sexuelle.
Si ces violences s’expriment contre des personnes, elles s’expriment aussi contre les
institutions, qui peuvent elles-mêmes en générer.
L’enseignant.e spécialisé.e chargé.e des aides rééducatives-relationnelles est régulièrement interpellé·e pour des missions de socialisation et d’apaisement au sein des écoles. Par son action, au quotidien, il ou elle interroge comment composer avec la violence, quels moyens et quel accompagnement mettre en place pour comprendre, prévenir et agir ?
Pour construire des réponses pédagogiques, éducatives et didactiques, il s’agit pour cet·te enseignant·e, avec les élèves qu’il ou elle accompagne et avec la communauté éducative de : Réintroduire la parole, là où la violence, au contraire, signe l’échec des mots.
Rétablir le symbolique pour empêcher le passage à l’acte pulsionnel et permettre au sujet de s’inscrire dans un collectif apprenant.
Permettre de surseoir à la violence face au sentiment de toute puissance éprouvé par certains sujets.
Aider à organiser les règles de vie collective respectueuses des besoins des élèves et à envisager, au-delà de la répression, une forme de réparation qui permet à l’enfant de grandir et s’émanciper.
Réfléchir à la violence produite par l’école envers les élèves et les familles et sur les alliances possibles pour dépasser cette violence.
Apprendre à vivre ensemble pour pouvoir faire société.
Prévenir l’apparition de la violence en articulant son action avec les outils de l’institution
scolaire (programmes d’Éducation Morale et Civique, EVARS, travail sur les compétences psychosociales, protocoles type pHARe contre le harcèlement…).
Avec les différents chercheur.es invité.es et dans le cadre des ateliers proposés, nous
mènerons une réflexion sur la complexité des mécanismes de la violence et de ses
manifestations pour poursuivre notre engagement professionnel.
Par son travail spécifique, comment l’enseignant.e chargé.e des aides à dominante
rééducative-relationnelle participe-t-il à élaborer des pistes de travail avec les différents
partenaires ?
Comment peut-il aider les enfants, les enseignant.es et les familles à prévenir et dépasser cette violence pour une école humaniste apaisée ?
Informations : https://congres2026.fnaren.fr/
Inscriptions :https://urls.fr/_Ev_q-
Site :www.fnaren.fr